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Usages et mésusages d'Internet et des jeux vidéo chez les étudiants réunionnaisLogo ORS La Réunion

L'Observatoire régional de la santé de La Réunion a mené une enquête sur les pratiques d'Internet et des jeux vidéo auprès d'un échantillon de 1 178 étudiants (10% de la population étudiante) inscrits à l'Université de La Réunion et fréquentant les services de médecine préventive au cours du mois d'octobre 2010.

Confrontés à l'inquiétude de parents et des intervenants médico-sociaux et éducatifs, les professionnels locaux de la prévention en addictologie voulaient mesurer les pratiques d'Internet et des jeux vidéo chez les jeunes. Localement, la Commission de travail "Addictions sans produit" pilotée par la Direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale a sollicité un financement de la MILDT pour une étude sur les pratiques des jeux et d'Internet chez les jeunes. Les résultats de cette étude viennent d'être publiés.

Un questionnaire auto-administré et anonyme a été donné aux jeunes de 18 à 25 ans. Il portait sur : les caractéristiques sociodémographiques, les pratiques d'Internet et des jeux vidéo, les consommations de produits illicites. Des outils spécifiques ont permis de repérer les usages problématiques d'Internet et des jeux vidéo (Critères de Young et de Tejeiro).

Près de 6 questionnaires sur 10 ont été renseignés par des étudiantes. L’âge moyen des personnes interrogées est de 20 ans avec au moins un facteur de vulnérabilité. Un étudiant sur cinq en présentait au moins deux. La moitié des étudiants a déjà fumé du tabac et 80% ont déjà consommé de l’alcool.

6% des étudiants interrogés ont un usage problématique d’Internet, 8% ont un usage problématique des jeux vidéo (18% des joueurs).

Au final ce sont 30% des étudiants qui ont déclaré vouloir être davantage informés sur les usages problématiques d'Internet et des jeux vidéo. Ils sont favorables à des actions de prévention et de prise en charge au sein de l'université.

Les professionnels de l'addictologie pensent que ces résultats vont permettre une prise de conscience collective. Ils espèrent que cela favorisera des actions futures auprès des jeunes, de leurs parents et de l’ensemble des acteurs concernés par ces problématiques.

30 novembre 2011