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Enquête sur les jeux de hasard et d'argent : Jean-Michel COSTES au CHU de NantesPhoto Jean-Michel COSTES

Le Pôle addictologie du CHU de Nantes a accueilli le mardi 8 novembre Jean-Michel COSTES, membre de l'Observatoire des jeux et superviseur de l'enquête menée par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies sur les jeux de hasard et d'argent. Il a détaillé la méthodologie de l'enquête et présenté les principaux résultats.

Fort de son expérience dans d'autres enquêtes mesurant les consommations de substances psychoactives sur le territoire français, Jean-Michel COSTES a expliqué de façon très pédagogique le contexte dans lequel s'est déroulée l'enquête sur les jeux de hasard et d'argent.

L'objectif de cette enquête - l'a rappelé Jean-Michel COSTES - est de produire une prévalence annuelle des joueurs pathologiques et problématiques pour savoir quelle part de la population est en difficulté avec ses pratiques de jeux.

Sondages aléatoires à deux degrés réalisés par téléphone

Le format de l'enquête est un sondage aléatoire à deux degrés (interrogation dans un premier temps du ménage puis choix d'un individu dans ce ménage) qui a été réalisé par téléphone assisté par ordinateur. Si, il y a quelques années cette procédure ne posait pas de problème, aujourd'hui les gens très sollicités par téléphone refusent de répondre. Le taux d'acceptation est donc "tombé" à 50 %. Il faut alors rectifier le panel des personnes interrogées de façon à ce que les refus n'introduisent pas un biais dans l'enquête. Il a semblé important aux enquêteurs de choisir des correspondants qui n'avaient comme moyens de communication téléphonique qu'un mobile - même s'il a fallu faire des coupes dans le questionnaire. La population ne disposant que d'un téléphone mobile a des particularités intéressantes (plutôt jeune, plutôt portée sur les technologies de communication et plutôt plus consommatrices de produits psychoactifs).

Seuls les joueurs actifs ont été enquêtés

L'enquête s'est focalisée sur les joueurs actifs (joueurs qui jouent et/ou dépensent beaucoup). Des liens très forts ont été décrits dans la littérature internationale entre le jeu pathologique et ces deux critères. Ces joueurs actifs ont répondu aux questions du "module jeu" qui comprenaient le test de l'Indice canadien du jeu excessif et des demandes d'informations sur les types de jeux (jeux de tirage, jeux de grattage, Rapido, PMU, paris sportifs, machines à sous, casino et poker) ainsi que la fréquence de leur pratique.

Les résultats

Ils ont déjà été analysés dans un précédent article. Ils confirment certaines données de la littérature scientifique internationale sur les facteurs associés au jeu problématique. Toutes ces données seront présentes dans le Baromètre Santé de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) avec les liens éventuels avec l'état de santé général des individus enquêtés.

8 novembre 2011